
Du 25 juillet au 11 octobre 2026, ouverture au public de l’exposition Trames et traces [Trame e tracce] – photographie, peinture et sculpture – consacrée au travail artistique d’Erminio Tansini.
Il s’agit de l’évènement inaugural de la série « Histoires d’art » [« Storie d’arte »], qui est programmé en Campanie, en Émilie-Romagne, en Lombardie et au Tessin.
L’exposition est accueillie dans les locaux de l’Hôtel Bellavista d’Anacapri, sur l’île de Capri.
Le parcours explicatif qui accompagne les œuvres comprend des légendes et de brèves notes critiques. Ces dernières sont extraites de textes précédemment publiés qui portent la signature de Marina Arensi, Tiziana Cordani, Luigi Galli, Dragana Kostić, Gabriele Mattiussi, Kevin McManus et Giorgio Segato.
L’évènement propose une petite collection de de photos, de peintures à l’huile sur toile ou panneau et de sculptures en bois qui témoignent du vaste panorama des créations d’Erminio Tansini.
Sous le parrainage de la municipalité d’Anacapri, l’exposition Trames et traces est dirigée par Davide Tansini et coordonnée par Francesca Gaido.
L’évènement Trames et traces propose une sélection de tableaux peints de 2008 à 2016 (en partie inédits), dont l’interprétation peut être confiée aux termes informel, lumière, matière et couleur.
Au milieu des années 1990, après une longue période consacrée à la peinture figurative, Erminio Tansini s’est tourné vers l’art informel : il a peint des tableaux qui ne sont pas liés à la possibilité de reconnaître les formes, mais qui s’appuient sur l’expressivité du rapport matière-couleur.
Dans ces œuvres émergent les ombres et les lumières des pâtes de couleur : des corps denses immergés dans de vastes surfaces réchampies ou des étendues tourmentées et des magmas bouillonnants, semblables à des paysages primordiaux.
À première vue, les formes semblent connues et reconnaissables, mais une observation plus attentive révèle des rythmes, successions et superpositions souvent inattendus et d’autant plus significatifs que l’observateur ou l’observatrice se sent impliqué(e).
L’utilisation de la lumière est fondamentale dans les créations d’Erminio Tansini (principalement réalisées à l’huile sur panneau ou sur toile) : une lumière qui est énergie vitale et harmonie, recherchée, modelée à la source et, au final, intégrée dans la surface des peintures.
Depuis 1991, les sujets tansiniens ont participé à différentes expositions organisées en Belgique, en Allemagne et en Italie.
Depuis 2018, ils sont également devenus les protagonistes de la série itinérante « Re-cadrages » [« Ri-quadri »], des séances photo organisées en Autriche, en France, en Italie, dans la Principauté de Monaco, dans la République de Saint-Marin, en Slovénie et en Suisse.
L’exposition Trames et traces propose un type de sculptures en bois qu’Erminio Tansini réalise depuis le début des années 1990.
La plupart des matériaux que le sculpteur utilise pour ses œuvres en bois proviennent des Apennins ligure et tosco-émilien (notamment des Cinque Terre, de la Lunigiane, des vallées de la Nure, du Taro, de la Trebbia et du Tidone).
La production de ces œuvres a commencé il y a plus de trente ans, mais elles ont été exposées pour la première fois en 2017 seulement, lors de la participation d’Erminio Tansini à la 57e Biennale de Venise.
Les créations tansiniennes sont caractérisées par des lignes sinueuses, déchiquetées ou enchevêtrées, des corps éthérés ou, au contraire, massifs et imposants. De plus, les forces et tensions qui les sous-tendent sont clairement perceptibles.
Ces œuvres deviennent également des modèles pour fondre le bronze et offrent de nombreuses suggestions liées à la paréidolie, à savoir la capacité de reconnaître des formes connues dans des profils apparemment aléatoires.
Les sujets sculpturaux d’Erminio Tansini se distinguent par les thèmes de la récupération et de la régénération.
Le matériau utilisé n’est pas issu de l’abattage d’arbres. C’est du bois mort emporté par les éboulements, entraîné par les courants, poli par l’eau et les roches.
L’artiste en sélectionne et récupère des pièces sur les grèves et les plages. Ensuite, il les régénère et les assemble, préservant autant que possible leur caractère naturel unique.
Après la Biennale de Venise, les sculptures en bois d’Erminio Tansini ont participé aux expositions personnelles Visions [Visioni] (mai-juin 2018), Illusions concrètes [Concrete illusioni] (mai-juin 2019), Imaginaire réel [Immaginario reale] (juin-septembre 2020), Mémoires [Memorie] (octobre 2020-janvier 2021), Lieux insolites [Luoghi insoliti] (août-septembre 2021), Itinéraires [Itinerari] (septembre-décembre 2021), Entrelacements [Intrecci] (juin 2022) et Régénérations [Rigenerazioni] (août-octobre 2025), ainsi que dans Trames et traces.
Depuis 2018, elles sont également au cœur de la série itinérante « Formes fuyantes » [« Forme sfuggenti »], dont les décors sont plantés en Autriche, en France, en Italie, dans la Principauté de Monaco, dans la République de Saint-Marin, en Slovénie et en Suisse.
Les photos sélectionnées pour l’exposition Trames et traces ont été prises dans le cadre des séries itinérantes « Formes fuyantes » et « Re-cadrages », consacrées respectivement aux sculptures et aux peintures d’Erminio Tansini.
Organisées en Autriche, en France, en Italie, dans la Principauté de Monaco, dans la République de Saint-Marin, en Slovénie et en Suisse, ces séries ont jusqu’à présent fait 237 étapes au total (110 pour les sculptures en bois ou en bronze et 173 pour les peintures), touchant l’Auvergne-Rhône-Alpes, la Basilicate, la Campanie, l’Émilie-Romagne, le Frioul-Vénétie julienne, le Goricien, les Grisons, le Latium, la Ligurie, la Lombardie, les Marches, le Piémont, la Provence-Alpes-Côte d’Azur, le Tessin, le Tyrol, la Toscane, le Trentin-Haut-Adige, le Valais, la Vallée d’Aoste, la Vénétie et le canton de Zurich.
Durant ces séances photo, les œuvres tansiniennes sont temporairement mises en scène et immortalisées dans des lieux spectaculaires tels que châteaux, cours et plans d’eau, falaises, forteresses, jardins historiques, palais aristocratiques, clairières, refuges de montagne, rochers, sites archéologiques, cols alpins et villas prestigieuses.
À l’instar des sculptures tansiniennes, ces deux séries sont caractérisées par le thème de la régénération. La plupart des lieux choisis pour les séances photo ne conviennent pas ou ne sont pas utilisés pour les évènements culturels habituels : les séries « Formes fuyantes » et « Re-cadrages » permettent à ces lieux de redevenir des espaces artistiques.
Dans ces décors, les éléments naturels et architecturaux qui servent de toile de fond se combinent visuellement avec les œuvres mises en scène : les cadrages parviennent ainsi à saisir des perceptions inhabituelles, tant des lieux que des sujets sculpturaux et picturaux, capturées par l’objectif et figées dans la mémoire de l’appareil photo.
Les photos peuvent être appréciées à plusieurs niveaux : après une première phase de paréidolie, l’observateur ou l’observatrice peut se plonger dans un cadre émotionnel plus large, structuré et toujours changeant.
Les photos prises lors des étapes des séries « Formes fuyantes » et « Re-cadrages » ont participé aux expositions personnelles Chemins d’impressions [Percorsi d’impressioni], Perceptions inattendues [Percezioni inattese], Illusions concrètes, Apparences mutables [Mutevoli apparenze], Mirages [Miraggi], Sensations visuelles [Sensazioni visive], Imaginaire réel, Mémoires, Lieux insolites, Itinéraires, Entrelacements, Intuitions inattendues [Intuizioni impreviste], Régénérations, ainsi que dans Trames et traces.
Lieu :
Anacapri (Naples, Campanie – Archipel campanien), Hôtel Bellavista (10, Via Giuseppe Orlandi – zone Monumento)
Dates :
du 25 juillet au 11 octobre 2026, ouverture de 10 h à 19 h
Parrainage :
municipalité d’Anacapri
Téléphone :
(+39) 3 4 9 2 2 0 3 6 9 3 (Davide Tansini)
Site Web (Hôtel Bellavista):
www.bellavistacapri.com
Accès :
entrée libre, exposition également accessible aux personnes à mobilité réduite
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© « In arce » : tous les droits réservés – Publié le 24 juillet 2026 – Mis à jour le 18 septembre 2026
